Communiqué de presse


Les Hospices Civils de Lyon impliquent tout le monde dans la lutte anti-COVID.

Le CHU de Lyon, en association avec ceux de Saint-Etienne et de Grenoble, lance une étude de suivi diagnostique en ligne dans le but de documenter la production des anticorps et construire les modèles de prédiction de sortie de crise les plus fiables. Toute personne ayant réalisé un test diagnostique, qu’il soit positif ou négatif, est invitée à y participer.

Utiliser le suivi sérologique pour prédire le virus

Les tests diagnostiques sont encouragés par le gouvernement, et remboursés pour partie par la Sécurité Sociale depuis le 28 Mai 2020. Ils permettent d’informer les personnes, notamment celles n’ayant pas été diagnostiquées car ne présentant pas de symptômes, de la présence d’anticorps dans leur sang (appelé le statut sérologique), et donc de leur immunité face au Coronavirus.

Cette connaissance est capitale pour déterminer le degré de pénétration de la COVID au sein de la population, et le niveau de protection d’une personne ayant contracté le virus.

La collecter est l’objectif principal de l’étude COVID-3S.

Analyser et comprendre ce qui détermine la présence ou non d’anticorps dans le sang améliorera la connaissance que l’on a de cette maladie, par exemple en comparant le degré de contamination entre des individus asymptomatiques et symptomatiques. Ce genre d’information manque aujourd’hui cruellement à la communauté scientifique pour estimer à quelle proportion la population française est touchée, et à quel point l’infection COVID est mortelle.

COVID-3S permettra de compléter les modèles et simulations utilisés pour décider les stratégies de dépistage et de lutte (confinement, gestes barrières, traitements curatifs et préventifs) contre le virus.

L’estimation de la probabilité d’avoir été infecté, d’avoir développé des anticorps, et de se réinfecter fournira également une aide à l’interprétation du test sérologique pour les soignants des patients effectuant une sérologie, notamment les médecins généralistes.  

Les objectifs scientifiques de cette étude sont ambitieux, et ils seront atteints seulement si de nombreuses personnes répondent à l’enquête.

Une participation à échelle nationale

Les participants à l’étude, volontaires et anonymes, doivent remplir un questionnaire en ligne une fois que ceux-ci ont reçu les résultats de leur test diagnostique. Les questions portent sur les critères démographiques, les antécédents médicaux et les symptômes du virus ressentis ou non. Ils peuvent à tout moment modifier ces informations, si par exemple leur statut diagnostique a changé, ou se retirer de l’étude.

La première étape du projet était de collecter les informations des soignants de France, la seconde est de collecter les informations de toute la population ayant fait un test sérologique. Plus la participation est large, plus les résultats de l’étude seront pertinents. L’objectif est d’atteindre au moins 100 000 participants, à l’échelle de la France.

Les participants qui le souhaitent auront accès à la probabilité du diagnostic d’infection par le Coronavirus. Par exemple, les personnes ayant eu une recherche du virus négative mais un sérodiagnostic positif seront informés de la probabilité qu’ils aient en effet contracté le virus, en fonction de la performance des tests réalisés. Au fur et à mesure de la progression des connaissances, les participants pourront être informés de la probabilité d’être protégés d’une nouvelle infection, ou de l’intérêt de réaliser éventuellement un autre test pour vérifier le maintien de leur immunité.

Une mobilisation régionale

Cette étude est menée au sein des Hospices Civils de Lyon par le Dr Fascia, médecin de Santé Publique et infectiologue, en association avec les virologues des trois CHU (Dr Antonin Bal du service du Pr Bruno Lina à Lyon, Dr Julien Lupo du service du Pr Pascal Poignard à Grenoble, Pr Bruno Pozzetto à St Etienne). Elle est déployée également au sein du CHG d’Annecy, et est soutenue par le ministère de la santé, le CNRS.

Elle est lauréate de l’appel d’offre spécial COVID du Programme Hospitalier de Recherche Clinique Interrégional Auvergne-Rhône-Alpes, organisé par le GIRCI. Ce centre est depuis 2012 composé des quatre CHU et deux Centres de Lutte contre le Cancer de la région, et finance dans le cadre du PHRCI des projets chaque année. Dans le cadre de la crise du COVID, il a ouvert un appel d’offre spécial finançant 5 projets (sur 12 candidats) sur une enveloppe globale de 945 933€.

A propos des HCL

Depuis plus de 200 ans, les Hospices Civils de Lyon mettent leur expertise médicale au service des Lyonnais. Les valeurs de service public qui animent ses professionnels sont un gage d’accueil inconditionnel de tous les patients qui bénéficient ainsi des meilleurs soins et des innovations de ce grand Centre Hospitalier Universitaire. Egalement acteurs dans le développement économique, social et urbain de la cité, les Hospices Civils de Lyon ont une histoire indéniablement liée à celle de la ville et contribuent à son développement. Les Hospices Civils de Lyon sont notamment au cœur de l’écosystème de santé de la métropole lyonnaise, l’un des plus importants marchés des biotechnologies et de la santé en Europe.